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Article
paru dans L’Humanité, 6 février 2006
Carte Blanche à des danseurs noirs
Manifestation
: Folies en danse de Lille a permis de prendre toute la mesure du talent
de deux chorégraphes Burkinabè qui ont de l’estomac.
C’est
dans l’ancienne brasserie de la maison Folie de Moulins, proche
banlieue lilloise, que Serge Aimé Coulibaly, aujourd’hui
installé dans le nord de la France, a présenté Minimini,
un solo sans décor. Brilant intérprète, déjà
remarqué dans Wolf, d’Alain Platel, et Tempus Fugit, de Sidi
Larbi Cherkaoui, Serge Aimé Coulibaly, les pieds nus, en chemise
blanche et pantalon sombre, affronte en bougeant cette chienne de vie.
Il change sans cesse ses modes d’expression, afin d’être
entendu. Il a beau faire des pieds et des mains, passer par tous les styles
(de la tradition africaine aux paumes ouvertes, à une danse des
masques qu’il rend profane), il nous signifie à la fin qu’il
ne peut manifestement plus passer par ses racines pour trouver l’expression
juste de celui qu’il est devenu. […]
M.S
Article
paru dans Danser, n°218, février 2003
« […]D’abord
avec Minimini, Serge Aimé Coulibaly, un Burkinabé, interprète
chez Alain Platel. Et comme dans la pub, Mini…mini…mais maxi
effet ! Tout en gestes vibratoires et puissants, la danse se déploie
en feux d’artifice dans l’espace. On découvre un grand
danseur aux gestes agrestes et amples […]. »
Agnès
Izrine
Article
paru dans Nord Eclair, 6 décembre 2002
« Pour
Serge Aimé Coulibaly (que l’on a déjà vu avec
la compagnie Feeren au Grand Bleu), c’est le premier solo. Recherche
d’une identité, d’une expression, en regard d’une
culture africaine affirmée. L’énergie est là,
intérieure, extravagante ou retenue. »
C.R.
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