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Patrice Lumumba,
Thomas Sankara, Kwamé Nkrumah, Nelson Mandela.
Quatre figures historiques de l’Afrique contemporaine, quatre icônes de
l’Afrique d’aujourd’hui à qui la jeunesse s’identifie.
Cette quatrième pièce de la compagnie Faso Danse Théâtre fait écho aux
spectacles précédents, dans lesquels prédominait une vision très sombre de
l’avenir de la jeunesse.
Cette fois se manifeste la volonté de susciter l’espoir.
De montrer à la jeunesse que la réussite et le développement ne résultent
pas d’un coup de chance ou de baguette magique, mais plutôt d’un acharnement
quotidien, d’un travail obsessionnel et d’une passion.
Ou comment s’inspirer des héros contemporains, pour reprendre espoir, pour
réveiller le combattant qui dort en chacun de nous.
Faire un saut dans l’Histoire pour en retenir ces histoires de la dignité
retrouvée, d’inaliénation culturelle, l’histoire de ces grands combattants,
l’histoire de ceux qui ont osé inventer l’avenir.
Une création sur les héros contemporains d’Afrique c’est aussi une recherche
sur ceux qui se sont sacrifiés pour leur peuple, sur des hommes qui croient
en la force des leurs, en leur inventivité et en leur créativité.
Ambition utopique de redonner confiance à une certaine jeunesse par le biais
d’une création, en lui rappelant qu’e son peuple a été grand hier et
pourquoi pas aujourd’hui, et demain.
Quatre figures africaines qui ont vu juste quant à des problèmes que nous
rencontrons toujours aujourd’hui.
Babemba n’est pas une pièce sur l’histoire de ces quatre figures
historiques, mais la recherche en danse, en gestuelle, en image et en
émotion, de la partie de nous qui rejoint ces hommes exceptionnels.
Comment traduire en danse la facilité avec laquelle ces personnages
s’adressaient aux gens, leur exprimaient leurs idées ?
Quels types d’engagement dans la danse utiliser pour être en accord avec ces
idées ?
À l’instar de ces personnages, comment séduire le public, par quel moyen :
la virtuosité ? la violence ? le charme ? l’élégance, ou des inventions
nouvelles ?
Qu’est ce qui fait que chacun d’eux est unique et reste mythique ?
Quels sont les points communs entre ces hommes et entre ces personnages et
le commun des mortels ?
Autant de questionnements qui nourrissent Babemba, recherche chorégraphique
sur la passion, l’espoir et le rêve.
La scénographie
On dit que c’est sur les tas d’immondices que poussent les plus belles
fleurs.
J’ai fait appel à Papa Kouyaté, scénographe des plus inventifs et
créatifs aujourd’hui en Afrique de l’Ouest pour imaginer et créer un décor
post-apocalyptique. Une scénographie de fin de catastrophe, après la
bataille. Endroit dévasté qu’est l’espace où évoluent les interprètes de
Babemba.
Serge Aimé Coulibaly
Conception et Chorégraphie : Serge Aimé Coulibaly
Assistant à la chorégraphie : Lacina Coulibaly
Création danse : Lacina Coulibaly, Lévy Tierema Koama, Sigué Sayouba, Serge
Aimé Coulibaly
Musiciens : Sana Seydou Khanzai, Domba Sanou, Benjamin Collier
Chanteuse : Djeneba Koné
Scénographie : Papa Mahamoudou Kouyaté
Production : Faso Danse Théâtre, Association Doni Doni
Coproduction :
Le Centre de Développement Chorégraphique «
la Termitière » de Ouagadougou, La Rose des Vents - scène nationale Lille
Métropole (Villeneuve d’Ascq),
Les
Ballets C de la B, Le Grand Bleu ENPDA Lille Région Nord-Pas-de-Calais, Le
Centre culturel français Henri Matisse de Bobo Dioulasso, Le Centre culturel
français Georges Méliès de Ouagadougou,
Recherche de partenaires en
cours.
Avec le soutien de
l’ADAMI, de Culturesfrance et de la Communauté urbaine de Lille, du Conseil
Régional Nord-Pas-de-Calais et l’aide à la diffusion en Île de France d’Arcadi
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